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Dialogue social au CJD

Rendez vous avec Gontran Lejeune et Erik Orsenna


CJD - "Mettre l'économie au service de l'homme"

LE CJD, 70 ANS D’ENGAGEMENT POUR UNE ÉCONOMIE AU SERVICE L’HOMME

Le Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprise est un mouvement patronal indépendant créé en 1938 pour réhabiliter la fonction patronale et mettre l’économie au service de l’Homme. Le président national, Gontran Lejeune, élu pour un mandat de deux années, engage le mouvement tout entier à « Explorer de nouvelles voies » pour identifier les nouveaux modèles économiques répondant à une économie au service de l’homme. Le CJD compte aujourd’hui plus de 3 300 chefs d’entreprise et cadres dirigeants en France, près de 700 à l’international et 25 correspondants dans le monde. À ce jour, plus de 45 000 chefs d’entreprises toujours en activité sont passés par le CJD.

Dialogue social : explorons ensemble de nouvelles voies   

Quand les jeunes dirigeants s'emparent du dialogue social dans les TPE-PME - Mars 2009

Erik OrsenaLe CJD présente son rapport « Dialogue social : explorons ensemble de nouvelles voies ». Il propose 15 mesures concrètes pour repenser le dialogue social et y donner accès à tous les salariés en l’introduisant enfin dans nos TPE-PME.

Alors que le pays semble s’enfoncer dans la crise économique et sociale, que le dialogue social actuel montre ses faiblesses, le CJD veut un dialogue social rénové et pour tous. La majorité des salariés du privé en France n’ont pas accès à ce dialogue structuré. Aussi, le CJD formule 15 propositions fortes, concrètes et audacieuses pour refonder ce dialogue, le mettre en oeuvre/dynamique dans les PME-TPE et en finir avec cette discrimination entre salariés selon la taille de l’entreprise. Ces propositions s’attaquent au cadre, au financement et au travail de la représentation des salariés dans l’entreprise pour installer un dialogue social nouveau et pour remettre l’économie au service de l’homme.

1. La réalité du dialogue social aujourd’hui est dans la situation paradoxale d’un décalage total avec la réalité économique du pays. Alors que les PME et les TPE concentrent en France la majorité des emplois salariés du privé (55%) et représentent 98 % des entreprises et que celles-ci sont à l’origine de 80 % des créations d’emplois du pays durant les dernières années, le dialogue social en est quasiment absent. La dynamique de l’économie nationale passe par elles, et pourtant leurs salariés ne profitent pas des bienfaits d’un dialogue pérennisé et rasséréné. Le CJD veut pallier cette absence, en voyant les entreprises comme une collectivité de travail à reconnaître comme telle.

 

Télécharger le rapport dans son intégralité

Télécharger la plaquette "Le dialogue social pour les nuls"

2. Le développement du dialogue social dans les TPE-PME se trouve confronté à des blocages économiques, psychologiques mais aussi de méconnaissance. Passer de 49 à 50 salariés signifie pour les entreprises 4 % de masse salariale et 34 obligations réglementaires supplémentaires. Or, le mauvais climat social et les carences dans le dialogue coûteraient à l’économie française 1 point de PIB, qui serait si précieux en ces temps de crise. Un dialogue social rénové permettrait d’instaurer un cercle vertueux et renforcerait la compétitivité de nos entreprises.


3. Ce coût et cette discrimination entre salariés selon la taille des entreprises ne sont pas tenables. Le CJD veut y mettre fin. En supprimant les effets de seuil par la création d’une instance unique de représentation du personnel (IURP) qui regroupera toutes celles existantes et ce à partir de 10 salariés (contre 50 aujourd’hui), les entreprises développeront toutes la culture du dialogue dans leur travail et leur vie interne. Leur financement et la gestion du temps alloué et leurs missions seront gérées de façon autonome et 100 % des salariés seront sensibilisés au dialogue social, tout comme les dirigeants. Les élus seront formés sur leur thématique d’attribution. Enfin, les questions environnementales, sociales et sociétales (telles que l’emploi des jeunes ou des seniors, la diversité, etc.) seront introduites et discutées au sein de cette IURP.

4. Le CJD propose d’avoir recours à l’expérimentation comme il l’a fait tout au long de son histoire et demande à ses adhérents de s’engager à mettre en place ces mesures dans
leur entreprise. Ce que le CJD préconise, il sait l’appliquer et s’engage à mettre à l’essai chacune de ces mesures.

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Le CJD National

Erik Orsenna

Erik Orsenna

Erik OrsenaAprès des études de philosophie, de sciences politiques, et surtout d'économie, il devient chercheur et enseignant, dans le domaine de la finance internationale et de l'économie du développement (université de Rouen, université de Paris I, École normale supérieure, London School of Economics). Il devient conseiller au ministère de la coopération, en 1981 auprès de Jean-Pierre Cot, s'occupant des matières premières et des négociations multilatérales. Après avoir été conseiller culturel de François Mitterrand de 1983 à 1984, il est nommé maître des requêtes au Conseil d'État en décembre 1985, puis conseiller d'État en juillet 2000 (il est actuellement en disponibilité de cette institution). Il est membre du Haut Conseil de la francophonie. En 2002, il est membre du conseil de surveillance du groupe Canal+, et il est actuellement membre du conseil de surveillance de Telfrance (depuis décembre 2004).

Il a reçu le prix Goncourt en 1988 pour L'Exposition coloniale. Il est élu membre de l'Académie française au 17e fauteuil le 28 mai 1998, le même jour que Georges Vedel.

Depuis octobre 2007, il est membre du conseil d'administration de l'École normale supérieure, désigné pour ses qualités, sur proposition du ministre des Affaires étrangères et européennes.

Il a été l'un des membres de la Commission pour la libération de la croissance française, dite Commission Attali, qui a remis son rapport au président de la République le 23 janvier 2008.

Par ailleurs, Erik Orsenna est président fondateur de l'association Hermione-La Fayette, créée en 1992 pour mener le projet de reconstruction d'une frégate du XVIIIe siècle, l'Hermione, à Rochefort en Charente-Maritime. Toujours à Rochefort, il préside le Centre international de la mer depuis 1991[1].

Il préside aussi le jury du Prix Clara, un concours en hommage à une jeune fille de 13 ans décédée d'une malformation cardiaque[2].

Gontran Lejeune Président National du CJD

Gontran LejeuneParis, le 23 novembre 2007

Le 16 novembre 2007, les membres du Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprise (CJD) élisaient Gontran Lejeune, 45 ans, pour prendre la tête du mouvement. Il succèdera à compter de juin 2008 à Thomas Chaudron. Il a, d’ici là, sept mois pour élaborer les grandes lignes de la mission qu’il entend menée pendant les deux années, non renouvelables, de son mandat.

Pour Gontran Lejeune, « Devenir président du CJD, c’est être le premier porteur de ses valeurs. C’est aussi comme diriger une entreprise en proposant une vision, en impulsant des idées tout en y faisant participer l’ensemble des membres. » Lors de son discours à la présidence, Gontran Lejeune a défini les axes de travail autour desquels s’articuleront son manat :
• Favoriser le développement et la croissance des PME.
• Rendre les entreprises plus attractives afin gérer au mieux la pénurie de compétences
• Intégrer les dimensions environnementales et énergétiques dans les entreprises du CJD

Tout particulièrement, il s’attachera à impliquer les entreprises du CJD et leurs membres dans la lutte contre la pauvreté et la réflexion sur la réconciliation capital/travail.

Gontran Lejeune : entreprise et parcours CJD
L’apport du CJD sera déterminant dans la gestion et le développement de l’entreprise familiale, la SARL LEJEUNE spécialisée dans le négoce de volaille, qu’il rachète avec son frère cadet en 1993. Après six années d’un travail acharné, il comprend grâce au CJD, qu’il lui faut donner une autre impulsion à l’entreprise créée par son père en 1962. Il décide de la construction d’un nouveau bâtiment industriel à la fine pointe de normes. Aujourd’hui l’entreprise compte 32 salariés, réalise un chiffre d’affaires de 9 millions d’euros et cela malgré la crise aviaire qu’il a su gérer en étendant la gamme à l’ensemble des produits carnés. À 45 ans, Gontran Lejeune est marié, père de trois enfants et a développé un goût prononcé par la culture, l’art et la poésie.

Gontran Lejeune milite au sein du CJD depuis 1999. Il a d’abord été membre du bureau de la section Artois, il en devient le président en 2001, puis président de la région Nord Pas-de-Calais en 2003. Depuis 2005, il siège au Bureau National. Responsable de la mission « Influence et notoriété », il a alors l’idée d’associer les Jeunes Dirigeants à la Route du Rhum 2006. Fabuleuse aventure collective qui va entraîner plus 600 d’entre eux dans l’armement du voilier « Jeunes Dirigeants » et ainsi leur faire vivre leur leitmotiv « une économie au service l’Homme ».

La passation de pouvoir se fera officiellement lors du prochain Congrès national qui marquera les 70 ans d’existence du CJD. Il se déroulera à Bordeaux les 19, 20 et 21 juin 2008 et aura pour thème « (R)ÉVOLUTIONS ! ».

 

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